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Solution Nouvelles Ressources sur les matériaux biosourcés et recyclés

septembre 2016

En 2014, Arnaud Montebourg lançait 34 Plans industriels, dont le Plan Chimie Verte et Biocarburants piloté par IFP Energies nouvelles.
  
En 2015, Emmanuel Macron, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, les regroupe autour de 9 marchés à potentiel. L’objectif reste le même : accélérer la ré-industrialisation en France et développer l’excellence française dans ces secteurs d’avenir.
   
L’occasion de revenir sur les enjeux et les ambitions de la Solution industrielle Nouvelles Ressources sur les matériaux biosourcés et recyclés, dont IFPEN est co-responsable avec Veolia.

 

Une approche différente de celle des plans industriels

Le regroupement des 34 plans industriels initiaux en 9 solutions industrielles, permet d’entrer dans la seconde phase de la Nouvelle France Industrielle. Emmanuel Macron a souhaité opérer ces regroupements autour de marchés à fort potentiel, avec trois objectifs :

  • adresser plus directement les attentes des consommateurs,
  • "faire discuter entre eux des acteurs jusqu’ici un peu en silo",
  • rendre plus visible à l’international l’offre française.

Plus de 330 projets ont été lancés dans le cadre de la première phase des plans industriels. Il s’agit aujourd’hui de capitaliser sur tout ce travail accompli en continuant d’associer les acteurs économiques et industriels qui y ont contribué et en mobilisant également les écosystèmes locaux.

La solution "Nouvelles ressources" résulte du regroupement des plans "Chimie verte et biocarburants" et "Recyclage et matériaux verts". L’idée était de favoriser les synergies entre ces deux plans qui poursuivent le même objectif, à savoir valoriser de nouveaux modes de production permettant d’utiliser nos ressources de façon optimale. Cela passe par :

  • des procédés plus efficients,
  • l’utilisation de ressources végétales en lieu et place des énergies fossiles,
  • et le recyclage des produits et des matières.

 

Une solution sur les matériaux biosourcés et recyclés

La France présente de nombreux atouts, notamment des ressources importantes en biomasse et une agro-industrie puissante qui s’est structurée autour de l’agro-alimentaire et des biocarburants pour devenir la 4e productrice mondiale de biocarburants.
  
La chimie française se place au 6e rang mondial et la filière chimie-matériaux, 1re filière exportatrice nette, représente 950 000 emplois directs et induits. Mais pour maintenir sa compétitivité face à la concurrence des Etats-Unis et du Moyen-Orient, cette industrie doit faire évoluer son mix énergétique et opérer sa mutation vers une chimie verte.
   
L’ambition d’ici 2020 est :

  • de doubler le volume des matières premières d’origine végétale dans l’industrie chimique en France,
  • de monter à plus de 50 % le recyclage de déchets non dangereux.

A l’horizon 2020, 5000 emplois directs au sein des nouvelles filières de la chimie verte et des biocarburants et 20 000 liés aux nouvelles activités de tri et de valorisation des déchets devraient être crées.

 

Les axes stratégiques de cette solution

L’idée est de se concentrer sur trois axes :

  • Transformer les modes de production des entreprises de la chimie pour les rendre plus propres, plus économes en matière et moins consommateurs d’énergie, et pour apporter aux autres secteurs des solutions en faveur du développement durable.
  • Développer l’utilisation des ressources végétales, en lieu et place des énergies fossiles, par le développement de la chimie verte et la production de biocarburants avancés: pour y parvenir, il s’agira de tirer parti des atouts dont dispose la France dans les domaines agricole et forestier.
  • Déployer des installations industrielles capables de collecter, trier et recycler de nouveaux matériaux, en particulier les déchets plastiques, les déchets électroniques, les déchets du bâtiment et des travaux publics, ainsi que les fibres de carbone.

 

Les travaux engagés

Les travaux en cours s’attachent à mettre en place les conditions favorables à l’émergence de ces filières, notamment en termes de fiscalité et de réglementation.
Il est essentiel de favoriser le développement des marchés pour la chimie basée sur des ressources végétales et recyclées, avec un accès privilégié aux marchés publics, la mise en place d’une fiscalité plus avantageuse et la clarification nécessaire des labels et normes.

Dans ce cadre, la DGE/MEIN (Direction générale des entreprises) du Ministère de l’industrie, de l’économie et du numérique a pris en charge l’étude des dispositifs favorisant l’accès privilégié des marchés publics pour les produits biosourcés. Les axes de travail s’articulent autour :

  • de la création d’une base de données assurant une meilleure visibilité sur les produits disponibles sur le marché,
  • du choix de labels pour ces produits,
  • de l’analyse des critères qui permettront d’encourager leur sélection, tout en respectant les règles de la concurrence.

L’objectif est maintenant de s’appuyer sur ces travaux pour les étendre au secteur des produits recyclés.

Des groupes de travail avaient été constitués dans le cadre du Plan industriel réunissant les acteurs industriels et les administrations concernés.
Le groupe de travail "biocarburants" a finalisé son scénario de mix énergétique à 2030 et l’a traduit en termes d’investissements nécessaires à sa réalisation.
Ces investissements ont été estimés à environ 5.5 Md€ entre 2015 et 2030 avec la mise en place des filières lignocellulosiques.
Il a également proposé un certain nombre de recommandations visant à apporter aux industriels à la fois la visibilité réglementaire dont ils ont besoin et les conditions nécessaires au développement des biocarburants en préconisant, en particulier, un rééquilibrage du ratio gazole/essence.
La loi sur la Transition Energétique pour la Croissance Verte a fixé une cible de 15 % d’énergies renouvelables dans les transports à l’horizon 2030 prise en compte dans notre scénario.
La première étape, encore en cours, est destinée à alimenter les travaux d’élaboration de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) en vue de mettre en place, en France, les premiers éléments d’un contexte favorable aux biocarburants. Il s’agira ensuite de porter les positions françaises au niveau européen.

 

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